Background |
|
|
CONTEXTE Depuis la veille de son indépendance, le Burundi fait face à des problèmes socio-politiques cycliques (1961, 1965, 1969, 1972, 1988, 1993 et 2015), ayant des retombées négatives sur la paix, la cohésion sociale et le développement économique. Ils génèrent souvent des déplacements internes et externes de populations. Ils s’expliquent par des facteurs structurels d’ordre (i) socio-politique et liés à la gouvernance, (ii) social y compris les inégalités de genre et les violences basées sur le genre. Ils trouvent l’origine dans les conflits d’accès aux ressources naturelles et environnementales et relèvent également de l’inefficacité des acteurs formels et informels. Si ces facteurs ne sont pas correctement adressés, les conflits y relatifs risquent de dégénérer en des violences ouvertes, surtout dans les zones d’intervention du projet, qui sont des provinces frontalières. En ce qui concerne les conflits socio-politiques et de gouvernance, les différents conflits ou menaces de conflits dans la région des Grands Lacs, sont de réelles préoccupations pour la paix au Burundi.? En outre, l’absence d’une lecture commune de l’histoire burundaise et l’impunité qui a entouré les crises antérieures sont des vecteurs de violence. Il faut noter que la Commission Vérité et Réconciliation est en place et qu’elle a commencé à mettre en œuvre quelques actions. Parallèlement, tout en reconnaissant le travail de la Commission Nationale Terres et Autres Biens (CNTB) pour y faire face, les litiges fonciers liées aux différentes crises restent une menace réelle de conflit communautaire. Sur le plan social, le cycle des violences déjà évoqué Finalement, au Burundi, plusieurs études académiques autour des problèmes avec les intervenants en matière de gestion des conflits montrent comment des réformes importantes au système de sécurité du pays se posèrent sur les accords de paix d’Arusha, les accords de cessez-le-feu subséquents, une nouvelle législation secondaire, des plans spécifiques à l’établissement et deux stratégies nationales pour la croissance, la réduction de la pauvreté et la consolidation de la paix. C’est dans ce contexte que, depuis Octobre 2018, ONU Femmes, OIM et PNUD mettent en œuvre un projet conjoint de renforcement des mécanismes locaux de résolution des conflits au Burundi. Ce projet vise principalement à favoriser la résolution des conflits communautaires, qui persistent en dépit de l’existence de mécanismes et d’institutions dédiés à la régulation de la société à tous les niveaux du pays, soit à favoriser la coexistence pacifique et la cohésion sociale au sein des communautés, à travers une approche au travail des acteurs formels et informels qui œuvrent en partenariat avec la communauté pour une résolution des conflits communautaire et inter et intra familial, d’activités de réconciliation et guérison psychosociale, et en renforçant le rôle des femmes médiatrices et des Leaders Communautaires dans la résolution des conflits communautaires. Il vise enfin le renforcement des acteurs et autorités politiques en termes de valeurs démocratiques et celui de la participation politique de la femme, dans le but d’anticiper et de prévenir les conflits pouvant surgir au niveau communautaire suite aux échéances électorales de 2020. Les activités qui seront mises en œuvre dans le cadre de ce projet visent donc à renforcer la coopération entre les mécanismes locaux de résolution des conflits existants, et de les allier au renforcement des capacités des acteurs formels en matière de résolution de conflits et de réconciliation, ainsi que des acteurs et autorités politiques. Le projet interagit avec les institutions suivantes: Ministère de l’Intérieur, du Développement Communautaire et de la Sécurité Publique, le Ministère de la Justice, le Ministère de la Solidarité Nationale, des Affaires Sociales, des Droits de la Personne Humaine et du Genre; l’ONG DUSHIREHAMWE, les deux Barreaux du Burundi (Gitega et Bujumbura),le Forum National des Femmes, etc. Le projet ambitionne les résultats suivants: Résultat 1 : Les membres des communautés dont les femmes et filles médiatrices, les déplacées, les retournés, les migrants, les victimes potentielles de la traite et des VSGBV contribuent à la prévention et la résolution des conflits. Le résultat comprend les produits suivants:
Résultat 2 : La population accède aux services d’aide légale et de prise en charge psychosociale avec les produits suivants:
3.Produit 2.3. : Les membres des communautés traumatisés par les violences psychologiques et physiques ont une capacité améliorée pour guérir à travers des méthodes de réhabilitation et guérison traditionnelle couplées à un soutien psycho-social spécialisée, pour promouvoir la guérison communautaire. Résultats 3 : Les communautés interagissent harmonieusement avec les institutions afin de résoudre et prévenir les conflits et promouvoir la réconciliation, la cohésion sociale et la sécurité communautaire. Avec les produits suivants:
|
|
Duties and Responsibilities |
|
|
MISSION DU/DE LA CONSULTANT(E) Le consultant national travaillera en équipe avec un consultant international qui effectuera le rôle de leader de la mission. Portée de l’évaluation Cette évaluation vise à examiner le niveau d’atteinte des résultats de consolidation de la paix du projet. L’évaluation aura à examiner le processus de mise en œuvre du projet et les résultats de la consolidation de la paix, en s’appuyant sur le cadre de résultats du projet ainsi que sur d’autres données de suivi collectées sur les produits et les résultats du projet ainsi que sur le contexte. Elle analysera la pertinence, l’efficacité, l’efficience et l’impact des actions menées au regard des objectifs visés et par rapport à la durabilité des résultats. En outre, l’évaluation devra relever et apprécier le niveau de progrès dans le développement des capacités nationales de gestion des processus de prévention et de résolution des conflits, tout en donnant des indications aux partenaires du projet sur les besoins et priorités pour une assistance future. Elle devra contribuer à améliorer les programmations futures des trois agences dans le domaine résolution des conflits et de consolidation de la paix. Cette évaluation permettra ainsi de tirer des leçons pour accompagner au mieux les partenaires de mise en œuvre et assurer la pérennisation des acquis du projet. L’évaluation devra répondre aux thématiques suivantes réparties en catégories d’analyse: la pertinence; l’efficacité; l’efficience; la cohérence; la sensibilité aux conflits; les aspects catalytiques; la sensibilité aux temps; la tolérance aux risques et innovation; la durabilité; l’appropriation nationale et la pérennisation des acquis; les thèmes transversaux; les leçons apprises et les recommandations. Analyse de la pertinence du projet
Analyse de l’efficience du projet Faire une analyse coût-efficacité en évaluant la relation entre les différentes activités menées, les ressources mises à contribution et les résultats atteints, ainsi que l’équilibre:
Analyse de la durabilité, de l’appropriation nationale et de la pérennisation des acquis
Analyse de la cohérence:
Analyse de la sensibilité aux conflits;
Examen de l’aspect catalytique
Examen de la sensibilité au temps;
Analyse de la tolérance aux risques et innovations
Analyse de l’impact du projet sur la consolidation de la paix Evaluer l’impact de la mise à disposition d’intrants pour la mise en œuvre du projet: effets positifs et négatifs, directs ou indirects, intentionnels ou non, induits par le projet. Analyse des thèmes transversaux Outre l’appropriation nationale et le renforcement des capacités, l’évaluation prendra en compte la question transversale de l’équilibre de genre dans l’analyse des résultats obtenus. L’évaluation s’intéressera notamment au ratio hommes/femmes/jeunes ayant bénéficié des actions phares et des résultats du projet ou pouvant en bénéficier à l’avenir.
L’évaluation sera participative et devra impliquer toutes les parties prenantes. Les informations pourront être recueillies sur la base des méthodes suivantes de collecte de données:
2.Formulation des leçons apprises et des recommandations Au terme de l’évaluation, des leçons apprises de la mise en œuvre du projet devront être documentées. La consultation devra également formuler des recommandations sur la conception, la gestion et la pérennisation des résultats du projet, en mettant en évidence les bonnes pratiques, pour informer d’une part des acquis du projet et d’autre part de l’état des besoins existants et des priorités complémentaires en matière de planification, de préparation et de gestion des projets de consolidation de la paix et de prévention des conflits au niveau communautaire en lien avec le niveau national dans le futur. 3.Produits (Livrables) attendus: L’équipe d’évaluation (le consultant international et le consultant national) produira les rapports suivants qui seront élaborés en français: Rapport de démarrage: attendu 10 (dix) à 15 (quinze) jours après le début de la mission, il doit nécessairement comprendre, l’approche et méthodologie globales, les outils et mécanismes de collecte de données, la liste proposée des personnes à interroger et un plan de travail et un calendrier réaliste et approprié. Le rapport devra être impérativement validé par les agences ou l’organisation d’exécution du projet ainsi que le ST-PBF; Rapport final d’évaluation:une version finale du rapport intégrant les observations et les commentaires sera transmis avec notamment un résumé succinct en français et en anglais. Ce rapport devra être validé.
|
|
Competencies |
|
|
COMPETENCES FONCTIONNELLES
|
|
Required Skills and Experience |
|
|
EDUCATION
EXPERIENCE
LANGUAGES Une maîtrise parfaite de la langue française, aussi bien à l’écrit qu’à l’oral, est indispensable DOCUMENTS TO BE SUBMITTED(in one pdf document) ON LINE -Cover note -CV/P11 LES CANDIDATURES FEMININES SONT ENCOURAGEES |
|
To help us with our recruitment effort, please indicate in your cover/motivation letter where (ngotenders.net) you saw this job posting.
